Il est temps de rétablir certaines vérités sur l’ayahuasca.

DROGUE PSYCHOACTIVE, ESSENCE D’UNE PLANTE, ENTHÉOGÈNE, PURGATIF, INTELLIGENCE UNIVERSELLE OU REMÈDE NATUREL CHAMANIQUE ?

Dans quelques grammes de ce mélange végétale d’Amazonie il y a un contenu si complexe et puissant, que trouver une définition est pour beaucoup un sujet de discussion.

Il y a beaucoup de personnes qui pensent que l’Ayahuasca est une « drogue ». 100% des personnes interviewées qui l’ont essayé le nient catégoriquement de par leur propre expérience, surtout ceux qui ont essayé toutes sortes de drogues assurent que ça n’a rien à voir avec une substance addictive ; et ceux qui insistent pour la nommer « drogue » sont ceux qui ne l’on pas encore essayé. Les données objectives avec lesquelles nous pouvons compter prouvent scientifiquement que ce ne l’est pas, ni par ses composants, ni par le fait qu’elle ne figure pas sur la liste internationale de drogues qui nuisent la santé publique. Par définition « drogue » est quelque chose qui ne peut pas être arrêté, qui produit une dépendance, qui endommage l’organisme, et qui provoque des hallucinations.

Voici l'extrait d'un documentaire pertinent où une étude scientifique à été faite sur les effets de l'ayahuasca sur le corps. Celui-ci mets en évidence que sa classification en tant que drogue par le monde occidental est erroné.

Lien du documentaire à la 18minutes et 44s vous pouvez prendre connaissance de cette étude

''D'autres mondes" de Jan Kounen

Pour info au Pérou elle est inscrite au patrimoine national. Son utilisation doit impérativement se faire avec un chaman expérimenté, les précautions d’usage sont rigoureuses et de ce fait je la recommande uniquement dans les pays où elle pousse car ce n'est pas une substance récréative mais bien une médecine ancestrale Amazonienne.

L’Ayahuasca n’engendre pas de tolérance, avec une drogue l'usager est obligé d’en consommer de plus en plus, cependant avec l’Ayahuasca le sujet va en prendre de moins en moins, jusqu’au jour que ou il arrête, et c’est une décision qui se prend tout naturellement, car la sensibilité et la connexion avec le corps, la vie et soi-même augmente.

 

L’Ayahuasca ne provoque pas d’hallucinations (images illusoires ou distorsion de la vision), mais des visions lucides liées à la propre vie et au passé de la personne qui la prend, la régression spontanée et naturelle activée par l’Ayahuasca permet de clarifier des évènements passés qui n’ont pas été bien compris. D’autre part, l’Ayahuasca, contrairement à tout autre drogue ne produit aucun état d’exaltation mentale, mais active un processus de purge naturel qui est souvent perçu comme désagréable et même douloureux car le corps se débarrasse des toxines par des vomissements et diarrhées. Une fois que le corps est purifié il atteint un état de pleine conscience qui dure quelques minutes et qui permet d’arriver à d’importantes compréhensions sur la vie, l’existence et les raisons des problèmes ou maladies des êtres humains.

Selon les récits d’anciens toxicomanes guéris avec le traitement de l’Ayahuasca, une drogue évade de la réalité et permet de fuir ce que l'on veut pas ressentir, tandis que l’Ayahuasca permets d’y faire face et de ressentir toutes ces émotions qui étaient réprimées en nous peut être par crainte de ressentir ou de découvrir des aspects sombres ou négatifs de soi-même ; mais cette expérience de découverte d’émotions produit une grande compréhension, elle permet de plonger dans sa pleine conscience et avec le cœur ouvert. Parfois ce que nous fuyons ne sont pas des émotions mais des événements du passé que nous n’avons pas pu comprendre à cette époque par le niveau de conscience que nous avions et que maintenant avec cette expérience de lucidité nous pouvons revoir, accepter, pardonner et intégrer à notre vie à partir de cette nouvelle perspective.

Non seulement l’Ayahuasca n’est pas une drogue mais elle est anti-addictive car elle est utilisée pour comprendre et guérir de nombreuses dépendances à de « vraies drogues » en allant à l’origine du problème. Elle n’a pas non plus un effet envahissant comme les drogues qui ont un effet immédiat, il s’agit d’un remède chamanique naturel qui agit comme un être vivant d’une grande intelligence en respectant le processus d’intégration interne de chacun et ne force jamais ni ne montre rien que le sujet n’es pas prêt à voir.

Après plus de 20 années d’études dans plusieurs pays nous disposons d’information qui nous permet d’expliquer à beaucoup de monde ce qu’il y a dans l’ayahuasca, ce qu’elle produit dans le corps ainsi que ses effets bénéfiques.

Une décennie de réflexions nouvelles sur une pratique sulfureuse et souvent incomprise. L'ayahuasca !!

Propos recueillis par Raphael Buisson-Rozensztrauch - publié le 16/07/2018 En dix ans, les connaissances sur les états modifiés de conscience ont considérablement évolué. À l’occasion d’une nouvelle édition de Plantes et Chamanisme*, co-écrit avec Jeremy Narby et Vincent Ravalec, Jan Kounen revient sur l’engouement des sociétés occidentales pour les plantes sacrées.

En 2008, le réalisateur Jan Kounen participe à un ouvrage collectif avec l’écrivain-cinéaste Vincent Ravalec et l’anthropologue Jeremy Narby sur les rituels chamaniques autour de l’ayahuasca et de l’iboga, deux plantes psychotropes utilisées par des guérisseurs depuis des millénaires. Dix ans plus tard, ils décident de publier une nouvelle édition, incluant une décennie de réflexions nouvelles sur une pratique sulfureuse et souvent incomprise.

Dix ans plus tard, qu’apporte cette nouvelle édition de votre ouvrage ?

Le rapport au chamanisme et aux plantes comme l’ayahuasca dans nos sociétés a beaucoup changé en dix ans : on est passé d’un phénomène marginal à un engouement massif pour cette médecine et ce contact au mode de vie indigène. Nous nous sommes donc réunis, avec Jeremy Narby et Vincent Ravalec, à la manière des discussions informelles qui ont mené à la première édition de l’ouvrage, pour évoquer l’évolution de cette pratique ; de plus, en l’espace de dix ans, notre propre expérience avec l’ ayahuasca et le chamanisme a évolué. C’était donc l’occasion de voir ce qui avait changé sur ces questions, chez nous et dans le monde.

Depuis dix ans qu’on observe cet engouement pour l’ayahuasca et ce mode de guérison, on remarque aussi un renforcement de l’arsenal judiciaire dans les société s occidentales. Comment comprenez-vous ce paradoxe ?

Il est tout à fait logique. Le système judiciaire est fait pour nous protéger, particulièrement des choses inconnues et susceptibles d’être dangereuses. Il n’y a rien de négatif dans le fait d’interdire en soi, il faut comprendre qu’il nous vient de notre manière de voir les choses. Le problème réside dans la dichotomie entre les paradigmes occidental et indigène : la loi péruvienne consacre les pratiques de guérison avec l’ ayahuasca dans le cadre chamanique comme une part inaliénable de son héritage culturel ; de l’autre côté, la France inscrit la substance au tableau des drogues de première catégorie, et en interdit l’usage.

Or l’erreur se trouve ici : la France considère la dangerosité supposée d’un produit, mais sans prendre en compte son contexte d’usage. L’ayahuasca peut être dangereux si on le consomme seul, hors d’un rituel chamanique ; mais guidé par un bon guérisseur, on est dans de bonnes conditions. C’est comme notre médecine, elle s’applique dans des cadres donnés ; un chirurgien ne procède pas à une opération en pleine rue, sur un bout de trottoir, par exemple. Nous avons du mal, en France notamment, à comprendre ce contexte et le rôle du thérapeute.

 

Pour un Occidental, le chamane occupe une fonction religieuse ou surnaturelle ; pourtant, si on lui demande quel est son rôle, le chamane répondra qu’il est un simple guérisseur. L’ayahuasca dérange car son action est différente sur le plan médical. La question qu’on devrait déjà se poser est la suivante : bien que cette plante soit psychotrope, est-elle toxique en elle-même ? Dans le cadre de ces pratiques de guérison, il me semble que non.

Je pense néanmoins que l’interdiction a du bon, car si on veut expérimenter l’ayahuasca, il faut aller en Amazonie, dans son contexte culturel et en accord avec les lois en vigueur dans le pays. Si l’usage de la plante se fait au contact des indigènes, alors on est en sécurité. Il faut rappeler que c’est une expérience très puissante, qu’il ne faut vraiment pas prendre à la légère, à la manière : «Tiens, ç a a l’air marrant, trippant, je vais essayer.» C’est une médecine traditionnelle qui nécessite la direction d’un thérapeute. Sinon, ce serait comme s’administrer un remède sans consulter de médecin, ni regarder la posologie ! Si on n’est pas guidé dans le processus, on peut mettre sa santé en danger.

Comment penser la complémentarité entre cette médecine traditionnelle et notre médecine occidentale ?

Les indigènes – comme nos sociétés – ont développé des outils et manières de vivre qui leur sont propres : la vie des indigènes n’est ni meilleure ni moins bonne que la nôtre. Sur certains aspects, ils sont plus connectés au vivant que nous ; d’un autre côté, leurs conditions de vie peuvent être très compliquées lorsqu’on les compare aux nôtres. Même les plus grands chamanes vont à l’hôpital lorsqu’ils ont certaines maladies ou infections ! Mais je trouve notre époque intéressante, car la médecine moderne tend à faire de plus en plus de place aux médecines alternatives : on reconnaît maintenant les bienfaits de la méditation vipassana [technique indienne millénaire, ndlr], des retraites ou du yoga comme pratiques visant le bien-être, dans le corps et l’esprit.

On n’a donc pas besoin d’aller jusqu’au fin fond de l’Amazonie prendre de l’ ayahuasca pour se reconnecter : il est d’ores et déjà possible de commencer par ces pratiques thérapeutiques disponibles chez nous ! C’est beau de voir le chemin fait en dix ans dans l’acceptation d’autres méthodes qui peuvent nous aider à vivre mieux.

Lors de vos premières expériences avec l’ayahuasca, vous réalisez que vous êtes «un type qui se dit que tout ce qu’on lui a dit depuis 35 ans sur la nature de la réalité de l’expérience humaine était à côté de la plaque, et qu’il doit, à 35 balais, reconsidérer son complet système de réalité». Comment se passe cet ébranlement dont vous parlez ?

J’ai compris très vite, en l’espace de deux cérémonies, la manipulation cachée qui amène les individus de notre civilisation à penser que la science apporte toutes les réponses à la compréhension de la réalité. Or, toutes nos règles, morales ou scientifiques, reposent sur des rêves, des imaginaires collectifs, qui nous conditionnent. Un grand choc pour moi a été de réaliser que nous sommes tous des croyants : religieux, athées, on croit tous en un système, à notre manière. D’un côté, les sciences et les sciences humaines nous permettent de comprendre la réalité ; mais de l’autre, elles enferment nos perceptions, nous mettent des œillères et nous rendent insensibles à certaines dimensions de cette réalité. J’avais l’impression, en en prenant conscience, de m’être fait avoir pendant tout ce temps.

Quelqu’un qui me dirait qu’il ne croit qu’en la science parce qu’il est cartésien, devrait se rappeler que le cartésianisme repose sur un songe de Descartes intoxiqué par un poêle en surchauffe ! Un état modifié de conscience en somme, comme lors d’une prise d’ayahuasca. Son système de pensée repose donc sur les mêmes failles qu’un dogme religieux ou quelque autre croyance. L’autre grande idée qu’a déconstruite cette expérience, c’est la supériorité de notre civilisation par rapport à celle « primitive » des indigènes. En réalité, ces deux sociétés ont emprunté des chemins différents, avec leurs avantages et leurs inconvénients. Ces deux trajectoires ont leur intérêt propre : les indigènes ont développé une conscience de leur environnement et une capacité à vivre en symbiose avec la faune, la flore et les esprits ; le monde occidental a fait évoluer l’homme par les sciences. Dans le domaine technologique, notre civilisation est la plus avancée ; en revanche, dans le domaine spirituel, seules les communautés indigènes sont capables d’interagir avec une dimension du réel a priori invisible.

Réaliser tout cela d’un coup, ça pousse à remettre en question tout ce qu’on a appris, on doit repartir à zéro ! Cela peut en chambouler plus d’un. Cette expérience, avec le recul, m’a aussi réconcilié avec les pratiques issues des religions et des spiritualités : je me suis rendu compte, par exemple, des bienfaits énergétiques de la prière.

Quels conseils et mises en garde donneriez-vous à quelqu’un qui serait décidé à tenter l’expérience ?

Tout d’abord, se renseigner en amont pour trouver un cadre d’expérimentation optimal où l’on puisse se sentir en sécurité, de manière à ce que l’expérience se déroule au mieux et en accord avec la loi.

 

J’invite aussi les participants à se préparer physiquement et psychologiquement à une expérience qui peut être forte. Il ne faut pas s’inquiéter si cela ressemble aux montagnes russes : on monte très haut, très vite, pour brutalement redescendre dans les ténèbres. On a des nausées, des pensées noires, des visions effrayantes. C’est un processus : les visions sombres sont la preuve que vous purgez quelque chose de négatif, vous êtes en train de vous nettoyer ; si c’est lumineux, c’est que vous êtes en train de gagner en unité. Il ne faut surtout pas résister, sans quoi vous interférez dans le travail du guérisseur. L’expérimentateur doit apprendre à laisser passer ses émotions, les laisser le traverser pour qu’il s’en détache : c’est aussi ce qui est recherché dans la pratique religieuse de la méditation. Quoi qu’il se passe, il faut y aller avec la confiance que la médecine va vous soigner, et ne pas tenter de saisir ces pensées : il faut les laisser vous traverser. Je donne comme conseil de garder à l’esprit le mantra suivant : « Médecine, soigne-moi. » Si vous répétez ce mantra durant l’expérience, vous vous mettez dans un état qui permet aux émotions de vous traverser et ainsi de vous en libérer, et êtes plus réceptif à la guérison. Soyez détendu mais concentré ! Ne prenez pas de décision brusque après la cérémonie, laissez infuser l’expérience dans les jours, semaines, voire mois à venir pour en tirer le maximum.

 

On appelle l’ ayahuasca la « liane des morts », et vous la désignez à la fin du livre comme « la liane des morts… et des vivants. » Qu’ est-ce que vos exp ériences avec l’ayahuasca ont changé dans votre rapport à la mort ?

J’ai désormais le sentiment que la mort n’est pas la fin de notre histoire. C’est même un truc magnifique, qui nous relie. Nous sommes tous fondamentalement différents, nous avons peu en commun. Pourtant s’il y a une chose qui nous réunit et devant laquelle on est égaux, c’est bien la mort ! Dans certaines transes avec l’ayahuasca, on vit le sentiment de la mort, on a l’impression réelle que l’on va mourir, on médite là-dessus et on dit au revoir au monde. Ce qui fait qu’après l’expérience, on a vécu cette menace et pourtant on est toujours là, on a survécu à ce sentiment si profond. Cela aide à prendre de la distance avec l’idée qu’on se fait de la mort. J’ai réalisé que c’était une étape, la disparition de plusieurs êtres présents en moi-même et qui vont devenir autre chose. Quelque chose perdure pour moi. J’espère que la science pourra un jour ramener une preuve de cela. Ce serait susceptible de bouleverser notre regard sur la mort et sur nous-mêmes. Si la mort n’est pas la fin, alors tout notre système de croyance est à revoir !

 

(*) Plantes & Chamanisme, conversations autour de l’ayahuasca et de l’iboga , Jan Kounen, Jérémy Narby et Vincent Ravalec (Mama Éditions, 2018).

Le gouvernement brésilien a décidé de légaliser l’usage de l’Ayahuasca dans des environnements sécurisés et contrôlés, car deux études ont été réalisées sur plusieurs années en faisant le suivi du comportement, de l’interaction sociale et de l’état de santé d’un groupe important de consommateurs d’Ayahuasca ; ces études ont démontré que la population qui consomme de l’Ayahuasca est en meilleur santé que la moyenne de la population et qu’il y a un pourcentage significativement plus faible de comportements addictifs et agressifs.

A la clinique Sant Pau de Barcelone il y a plus de 15 ans qu’ils réalisent des études médicales et psychiatriques et qui ont conclu que l’Ayahuasca est une substance sûre et naturelle qui ne nuit pas à la santé. Mon opinion personnelle après en avoir pris à de nombreuses reprises et avoir vu les réactions générées, c’est que l’Ayahuasca est une énergie naturelle qui a la qualité essentielle de purifier le corps, éclaircir l’esprit, débloquer les émotions, éveiller la conscience et renouer avec la spiritualité.

Si nous demandons : qu’est-ce que l’Ayahuasca ? aux différentes personnes qui l’ont utilisé ou étudié, leurs réponses seraient très différentes. Un scientifique pourrait dire que c’est un composant qui active un processus biochimique sur le corps. Un psychologue pourrait la définir comme un breuvage psycho-thérapeutique ; un journaliste pourrait peut-être dire qu’il s’agit d’un nouveau hallucinogène ; un mystique confirmerait que c’est une voie de réalisation spirituelle ; un poète dirait que c’est l’énergie de guérison offerte par la nature pour vaincre des obstacles transcendants ; un maître spirituel le définirait comme un mouvement de la conscience ; un chaman assurerait qu’il s’agit de son âme et de celle de la jungle ; un patient en phase terminale qui a guérit certifierait que c’est le médicament le plus puissant au monde ; un anthropologue assurerait qu’elle est créatrice de culture et traditions ancestrales ; un religieux la définirait comme un guide spirituel ou un sacrement ; beaucoup de personnes de la nouvelle ère diraient que ce sont des intelligences extraterrestres… mais si nous posons la question à des personnes neutres qui ne l’ont pas testé ou étudié, c’est-à-dire ignorant de première main de quoi il s’agit, ils pourraient dire que c’est une drogue.

Étant donné que les êtres humains nous sommes comme une sauce biochimique avec la possibilité de vivre une quantité infinie de phénomènes et de réactions chimiques, avec la présence d’une telle énergie si pure et puissante, une réaction catalytique se déchaîne et produit des transformations très profondes tant à un niveau corporel comme à un niveau psycho-émotionnel.

Les êtres humains nous sommes une graine de l’infini. L’Ayahuasca est une goutte d’eau qui fait germer le plein potentiel de notre essence ; qui élargit notre conscience afin que nous puissions voir amoureusement, avec bienveillance les limites que nous avons pour pouvoir les accepter avec amour ou les surmonter si possible. Nous savons qu’aucune étude statistique ni scientifique va supprimer l’entêtement de ceux qui veulent continuer à penser que c’est une drogue, mais la plupart des personnes qui le pense c’est parce qu’ils ne l’ont pas encore expérimenté et sous cette ignorance transitoire ils ont le droit de poser des questions, de se renseigner pour pouvoir décider si vivre l’expérience ou pas, la choisir comme outil de guérison ou de connaissance de soi. Il semble que cela ne se manifeste jamais de la même manière d’une personne à l’autre et même si la même personne compte différentes expériences, elles ne se répètent jamais, mais il y a des points en commun à toutes les expériences qui coïncident sur certains points vitaux, de manière résumée et systématique.

Il y a tant de monde qui, après avoir vu un ami ou parent qui a pris de l’Ayahuasca, ont pu constater des changements si remarquables et favorables dans leur vie. Ils admettent que quelque chose de très important est arrivé à ces personnes qu’ils connaissent pour qu’une telle transformation ait lieu.

Le mystère qui se cache dans l’Ayahuasca est si grand qu’il faudra peut-être de nombreuses années pour arriver à déterminer le pouvoir et les applications de ses ingrédients actifs. Peut-être un jour la communauté scientifique l’appellera MÉDICAMENT en grandes lettres, mais pour l’instant on préfère l’appeler infusion chamanique, ou potion dépurative. En fin de comptes ça n’a pas d’importance de la définir ou la classer pour ceux qui savent déjà qu’il s’agit d’un véritable don de notre terre mère pour la guérison des êtres humains pour accéder à une réalité plus profonde lorsque la conscience universelle s’infiltre.